Une très jolie philosophie…
Le mélangiste cherche avant tout à vivre une expérience sensuelle plutôt que sexuelle dans une ambiance saine et joyeuse.
Pas de drogue, pas d’alcool, pas de pénétration, pas de voyeurisme, ni d’exhibitionnisme… juste des baisers et des caresses entre couples et célibataires.
Différentes communautés…
A la naissance de cette pratique, le flirt était censé s’arrêter aux caresses et aux baisers…
Mais depuis, une deuxième communauté est née, celle dont les adeptes acceptent les caresses intimes comme la masturbation, et les baisers buccaux comme la fellation et le cunnilingus.
La seule limite étant toujours, l’absence de pénétration hors couple.
Des relations de groupe prudentes…
Les mélangistes purs qui s’arrêtent au flirt, ont largement mis en avant le fait que cette pratique de groupes faisait incontestablement obstacle au virus du sida. On peut alors se faire plaisir avec des inconnus sans avoir crainte de contracter des maladies sexuellement transmissibles. Intéressant non ? Évidemment, ce n’est pas le cas de la seconde communauté acceptant les caresses buccales où le préservatif est de rigueur.
Une pratique sûre et bienfaisante…
Le mélangisme pur devient alors une pratique non dangereuse, et plutôt fantasmatique. Non dangereuse car si elle fait barrière au VIH, elle tempère aussi la crainte de la tromperie sauf si on considère qu’embrasser c’est tromper.
Certains ont en effet peur de passer à l’acte dès qu’on parle pénétration, mais là, comme ce n’est guère le cas, certains et certaines peuvent se sentir moins gênée vis à vis de leur partenaire. Quant au fantasme, il est roi ! Le fait d’embrasser sans aller plus loin fait monter le désir sans l’assouvir… Une belle pratique pour réveiller la libido d’un couple !
1) Le bon coup est physiquement à la hauteur.
Avec un pénis d’au moins 13 centimètres de longueur, 4 cm de largeur, et capable de tenir un missionnaire sans se fatiguer pendant, allez, 4 minutes. Sauf si je veux lui faire une fellation, auquel cas il sera gentil de jouir en moins de 3 minutes (flemmasse inside). Et sauf si j’ai envie de sexe anal, auquel cas merci, tu la ranges ta bite de 16 cm, j’en veux absolument une plus petite.
Comment être physiquement à la hauteur dans ces conditions ? En respectant un équilibre minimal : les petits pénis doivent assurer longtemps, les éjaculateurs rapides sont priés d’en avoir une grosse (et belle). Ensuite, on adapte nos pratiques.
Il n’y a pas de bonus pour ceux qui sont endurants ET de gros format.
2) Le bon coup est compatible chimiquement avec moi.
On tombe dans l’injustice totale, mais parfois, ça ne fonctionne pas. Dans mon cas, je dirais que c’est essentiellement une question d’odeurs : les attirances chimiques bien sûr, mais aussi les parfums industriels. Je peux facilement être perturbée si on change le parfum que j’aime. Je peux suivre dans la rue des hommes dont le parfum me plaît
C’est super important, et sexuellement, c’est un énorme vecteur d’excitation. Les garçons sans odeur reconnaissable me laissent froide. Le kit déo-parfum devrait être obligatoire. Et quand ça se mélange aux fluides sexuels, là c’est bon, j’ai mon détonateur personnel.
3) Le bon coup est compatible fantasmatiquement avec moi.
Minimalement, il comprend mes fantasmes. Idéalement, on est complémentaires. C’est encore un point d’injustice totale puisqu’on ne choisit pas vraiment ses attirances (même si tout se travaille… je ne crois pas que tout se joue avant cinq ans ! Et on peut piquer les fantasmes de quelqu’un d’autre, spéciale dédicace à ce fétichiste du pied, rencontré brièvement il y a huit ans, et à qui je dois mes douze paires de talons-aiguille).
Il y a une grosse différence entre un garçon qui vous attache parce que vous le lui avez demandé, et celui qui vous attache parce que ça l’excite. Le désir de l’autre augmente le mien. Donc si on a envie des mêmes choses, c’est quand même mieux.
4) Le bon coup est ouvert d’esprit et détendu du slip.
J’ai parfois du mal à dire ce que je veux. Mais je progresse. Pour que je sois très directe (et j’aime bien ça), il faut qu’on me laisse de l’espace. La compatibilité fantasmatique ne sert à rien si on n’ose pas en parler – et ce n’est pas la pudeur qui me retient, c’est 1) la peur d’être jugée (surtout quand il y a une tonne de sentiments), 2) la peur d’être invasive (d’agresser l’autre avec mes fantasmes).
Le bon coup est donc détendu sur les questions sexuelles, sinon je ne pourrai pas dire ce que je pense, ou mal, ou à moitié. Et il a sa propre personnalité, c’est-à-dire que mes désirs sont des suggestions, pas des ordres, et qu’il faut les adapter, pas les plaquer sur la réalité.
5) Le bon coup est narcissiquement valorisant.
Je dois me sentir belle et désirée. C’est super important. Je sais que c’est horriblement égoïste, mais comme j’essaie d’être jolie et que j’adore la lingerie, je suis sans doute autant excitée visuellement par moi que par l’autre (enfin, juste au début, ensuite je ne fais plus attention). J’aime bien les variations de couleur de peau, le mélange des corps féminin et masculin : dans tout ça, il y a moi, moi, moi.
Le bon coup a tout intérêt à me trouver jolie, et à me le montrer. Une fois encore, le désir de l’autre augmente le mien. Si l’autre perd le contrôle (et décide que sur le paillasson c’est une idée fantastique), bah, moi aussi. Il m’est arrivée de sous-coucher (avec des mecs moyens) parce que j’aimais l’image qu’ils me renvoyaient de moi. Il m’est arrivée de refuser de faire l’amour parce que je me sentais banale. C’est pas glorieux mais c’est vrai. Et je ne pense pas être la seule dans ce cas.
Et plus tard, quand je serai vieille et moche ? Aucune idée. Je vous raconterai
6) Le bon coup est expérimenté.
J’ai repensé récemment à mes premiers amants. Mais EPIC FAIL quoi. Les hommes n’ont fait que devenir meilleurs avec le temps, et moi je suis devenue plus efficace et plus libre. Je profite de cette courbe positive maintenant, parce que problèmes de sénilité mis à part, ça m’étonnerait qu’un mec de cinquante ans vale mieux qu’un mec de trente ans. Mais l’avenir me donnera peut-être tort.
L’expérience ce n’est pas forcément une histoire de pratique. Je crois très fort en l’auto-formation, au grapillage de données techniques, au désir de mieux faire – le passage à l’acte ne fait que valider cette expérience théorique.
7) Le bon coup a l’esprit d’initiative.
Parce que je suis (souvent) fatiguée après une journée passée à parler de sexe / écrire sur le sexe / bouquiner sur le sexe. Il ne faut surtout pas être dans l’attente de la Grande Volonté Féminine (spécialement avec des féministes comme moi, qui peuvent aussi avoir envie de se laisser faire). Etre dans l’attente, c’est faire reposer toute la responsabilité du bonheur sexuel sur l’autre – une pression supplémentaire, et contre-productive avec ça.
Je sais que ça sonne très corporate, mais le bon coup doit être une force de proposition.
Le bon coup respecte les limites.
Tout en les questionnant. Non c’est non. Mais dans deux ans / ou tout doucement / ou par un autre biais ? Repousser ses limites est clairement un des aspects les plus excitants du sexe : encore faut-il savoir précisément où on les place, et jusqu’où on envisage de les transgresser. Ce qui n’est pas envisageable sans confiance totale. Et cette confiance se gagne en respectant les limites.
Le bon coup maîtrise le freinage et le dérapage. Dans cet ordre-là.
9) Le bon coup a de l’imagination.
J’aime bien qu’on me raconte des histoires. J’aime bien qu’on me transporte. J’ai (souvent) des lubies qui durent cinq minutes, et en face il me faut du répondant, parce que sinon j’arrête d’essayer. Je ne parle pas d’une imagination délirante, juste une surprise de temps en temps, une envie sortie de nulle part, un détail insolite.
La sexualité humaine n’est pas infinie, mais je suis toujours surprise du peu qu’il faut pour la renouveller.
10) Le bon coup est évolutif.
Les lignes de la sexualité bougent. J’ai complètement supprimé certaines pratiques de mon répertoire sexuel, j’en ai rajouté d’autres : il ne m’a fallu que quelques années pour modifier sensiblement ma trajectoire excitation -> orgasme (que j’avais déjà mis du temps à trouver !!). Je ne fais plus l’amour pour les mêmes raisons. Je n’ai plus les mêmes attentes. Je me préoccupe moins d’orgasme que de satisfaction globale, par exemple.
Le bon coup m’accompagne dans mes recherches, mes errances, mes expérimentations, mes chutes de moral et mes accélérations de libido. Il ne tient rien pour acquis, et bien sûr, il ne me tient pas pour acquise. De même, s’il voit que je décroche, ou que j’ai raté un de ses embranchements, il est gentil de me le faire savoir – au cas où on se recroiserait sur la route
(Alors, vous avez coché combien de petites cases ? J’ai oublié un truc ? J’écris trop long ? Oui je sais.)

Coucou à tous
Pour notre première interview, nous sommes allés poser nos questions à Corinne, une fidèle amatrice qui envoie régulièrement ses photos sur Copine-Coquine !
Allez, partageons tout de suite cet agréable moment…
Et, pour commencer, quelques photos...




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Alors, on va commencer par un petit portrait chinois coquin… Si tu étais une position ?
La levrette.
Si tu étais un sous-vêtement ?
Un string.
Un lieu pour un moment coquin ?
Un petit coin tranquille dans la nature au bord de l’eau hummmmmm c’est tellement romantique.
Un objet de sex-shop ?
Des boules de geisha.
Bon, on va commencer les vraies questions… Une petite présentation ?
Alors, je me prénomme Corinne, j’ai 42 ans et oui déjà ! Le temps passe… Je suis lorraine, j’habite en Meuse mais originaire de Moselle.
Comment t’es venue l’envie de t’exhiber et de créer ton site ?
Et bien au départ, j’étais libertine, bien sur, avec mon mari Michel, ça fait plus de 15 ans maintenant.
Et puis j’ai fait un site il y a un an en ayant rencontré une amatrice qui avait son site et l’idée m’a beaucoup plu. C’était en fait une chose un peu nouvelle… Une nouvelle façon d’aborder le libertinage.
Quelles sont tes préférences en matière de sexe ? Qu’est-ce qui t’excite le plus ?
Ca c’est difficile car chez moi comme chez beaucoup de nana en fait tout se passe dans la tête, mais ce qui m’excite le plus c’est quand rien n’est prévu ! Le problème c’est que lorsque les rencontres sont planifiées, ça enlève de l’excitation, je trouve…
Quel(s) fantasme(s) tu n’as pas encore réalisé(s) ? Si il y en a…
Je crois que j’ai déjà tout réalisé ou quasiment…
Donc, tu penses qu’il faut réaliser tout ses fantasmes ? Ou il faut que certains ne restent que des fantasmes ?
Il faut que certains restent à l’état de fantasme car c’est beaucoup mieux souvent ! Et d’autre qu’il faut réaliser !
Y’a t’il une ou des choses que tu refuses de pratiquer en matière de sexe ? Si oui, quoi ?
Oui, tout ce qui est scato, uro, sm hard, moi si je m’amuse pas ça ne me plait pas!
Fréquentes-tu les clubs libertins ou préfères-tu les soirées privées ? Ton meilleur souvenir de club ou de soirée ?
Je préfère nettement les soirées privées, c’est en général plus sympa et convivial.
J’ai beaucoup de très bons souvenirs en fait, car comme je m’amuse beaucoup, j’ai pratiquement que de très bons souvenirs ! C’est à chaque fois de nouvelles connaissances et de nouvelles partie de rigolade !
Rencontres-tu tes admirateurs ? As-tu déjà eu une expérience avec l’un d’eux ?
Oui, souvent en fait, j’en rencontre régulièrement. S’ils sont sympas et si le feeling passe bien sur !
Pour finir, un petit mot pour les visiteurs de Copine-Coquine ?
Gros bisous à tous ceux qui ont eu le mérite de lire mon interview jusqu’au bout, les autres aussi, allez je suis pas comme ça, et surtout un très grand merci à Cyril et Moundy, qui sont super sympas et qui nous donnent la chance de pouvoir nous exprimer sur Copine Coquine, qui porte très bien son nom !
Je vous aime !
Corinne
Merci beaucoup a toi aussi sans qui cette interview n’aurait pas eu lieu ! Merci aussi pour ton sourire et ta bonne humeur !
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